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Statuettes pouvant être confondues avec les productions quimpéroises.

Ces deux Saint Yves ressemblent furieusement à ceux de la page 246 de Terres Sacrées.

Et pour cause ! Ils ont la même artiste créatrice : Jeanne Levêque qui, après avoir travaillé la faïence à Malicorne, dans la Sarthe, s’installe dans son propre atelier à Locmariaquer à partir de 1950.

On distinguera donc les exemplaires avec une marque peinte FAB Quimper, qui sont bien Quimper, après 1997, des autres statuettes avec un "y" (en fait un J, coupé d'un L, qui ressemblent à un Y...) surmonté de deux "^" , en creux dans la pâte, qui sont issus de l'atelier propre de Jeanne Levêque.

 

Un Saint Yves marqué "CBK".

 Après la seconde guerre mondiale, les carmélites de Brest s'installent dans un château d'une commune proche, Le Relecq-Kerhuon, où elles resteront jusqu'en 1995.

 Ce château avait été acquis vers 1870 par Pierre Dominique Louis, prince de Sayn Wittgenstein, né en Lituanie russe.

À l'époque, général et aide de camp du tsar, il avait acquis le domaine (qui prit le nom de Kerleon) pour y résider avec sa belle, Rosalie Léon, pendant les mois d'été.

 Les carmélites produisent sur place une belle petite production de faïences avec des statuettes religieuses au caractère breton dont le bas du « C », de la marque CBK, a souvent tendance à se prolonger sous le « BK ».

 Hauteur 205 mm.

 

Merci à Armor Enchères (Me Tugdual BOREL) pour la photo de la vente du 25 novembre 2017.

 

Un Saint Méen ressemblant à s'y méprendre à celui décrit au bas de la page 226 de Terres Sacrées.

 Sauf que sa hauteur n'est que de 17 cm, contre environ 23 cm pour celui fabriqué au bord de l'Odet.

Une variante maison plus petite ? Sauf qu'elle n'a jamais été retrouvée avec une marque de Quimper. Ce qui, vu l'importance de la production, semble écarter cette hypothèse.

 La plupart du temps sans marque ni signature, elle a cependant été retrouvée avec l'inscription H. BEQUET QUAREGNON Made in Belgium.

Hubert BEQUET fonde sa faïencerie en 1934 et connait un développement rapide qui culminera au début des années 1960. Il vendra son entreprise en 1978, sans succès pour les repreneurs qui fermeront définitivement la manufacture fin 1982.

 Pourquoi choisir de fabriquer ce saint Breton en copiant un modèle quimpérois ?

Son culte de saint guérisseur des maladies de la peau s'était implanté à Attigny, dans les Ardennes françaises, et son renom s'étendit au-delà des frontières. Ainsi, les habitants du pays de Charleroi, du Brabant wallon, de Bruxelles... s'y rendaient en pèlerinage. Ceci pouvant expliquer cela...

Un Saint Yves, sans marque de fabrique, ressemblant fortement à du "Quimper", notamment celui page 237 (en bas) de Terres Sacrées.

D'ailleurs passé en salle des ventes en Henriot Quimper...

 

Mis à part le fait qu'il est inconnu dans les catalogues Henriot, qu'il ne porte pas de marque alors qu'il semble manifestement XXe siècle, nous reconnaissons les deux petits "tortillons" de part et d'autre de l'appellation, plutôt caractéristiques de Malicorne dans la Sarthe.

 

Pour appuyer définitivement cette identification, il est représenté sur une carte postale ancienne de l'atelier Pouplard-Béatrix à Malicorne.

Cf. Stéphane Deschang et Gilles Kervella Les faïences de Malicorne, Editions de La Reinette, 2002, page 111.

La plus classique et la plus courante des Vierges à l'Enfant attribuées à tort à Quimper.

Il est vrai que la ressemblance est frappante.

 

Il s'agit, en fait, d'une production en série de la faïencerie de Malicorne dans la Sarthe (72).

On notera, le plus souvent, l’absence de marque pour une production du début du XXe siècle (Parfois une marque PBx  : Pouplard-Béatrix) et les deux petits motifs caractéristiques "en tortillons" qui encadrent l'appellation.

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